Le Zimbabwe lance un médicament préventif VIH libération prolongée

Publié le mars 29, 2026.
Le Zimbabwe lance un médicament préventif VIH libération prolongée

Le Zimbabwe a lancé Lenacapavir, un médicament préventif injectable contre le VIH, administré uniquement deux fois par an. Ce nouveau traitement représente une avancée significative dans la lutte du pays contre l'épidémie de VIH.

Les autorités sanitaires ont procédé à son déploiement à Harare, offrant une protection presque complète contre l'infection par le VIH, selon des études cliniques. Cela apporte un nouvel espoir aux populations à haut risque.

Dans le quartier d'Epworth à Harare, des responsables de la santé et des leaders communautaires se sont réunis pour célébrer l'introduction de ce médicament, qui pourrait transformer la manière dont la prévention du VIH est abordée.

Precious Chiwaya, une résidente d'Epworth, a été parmi les premiers bénéficiaires de Lenacapavir. Elle a partagé son expérience avec la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale, affirmant qu'elle ne se préoccupait plus du manque de stock.

Les professionnels de santé soulignent que ces difficultés démontrent les défis posés par les méthodes de prévention quotidienne, souvent entravées par des doses manquées et la stigmatisation.

Le ministère de la Santé et des Soins de l'Enfance du Zimbabwe révèle des progrès notables en matière d'accès au traitement, avec plus de 1,3 million de personnes vivant avec le VIH, dont 90 % sous traitement antirétroviral.

Cependant, les nouvelles infections restent préoccupantes, en particulier chez les jeunes femmes et les adolescentes, poussant les autorités à envisager des solutions novatrices.

Le ministre de la Santé, Dr Douglas Mombeshora, a mentionné que l'introduction de méthodes de prévention à action prolongée était le fruit d'années d'expérience dans des programmes de lutte contre le VIH.

Il a souligné que la prévention doit s'adapter à la vie quotidienne des personnes afin d'être adoptée. Lenacapavir représente un changement de paradigme dans l'approche de la prévention.

Des organisations de la société civile estiment que ce médicament pourrait considérablement réduire les taux d'infection et améliorer l'observance des traitements.

Imelda Mahaka du Pangea Zimbabwe AIDS Trust a qualifié ce médicament d'avancée majeure et a déclaré qu'il pourrait avoir un impact colossal sur la prévention des nouvelles infections.

Les spécialistes en santé publique estiment que ce type de prévention à action prolongée sera particulièrement bénéfique pour les jeunes et les groupes confrontés à la stigmatisation.

SANTÉDÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL

Lisez ceci ensuite