Découverte de reliques de météorites rares dans échantillons Chang'e-6

Publié le mars 14, 2026.
Découverte de reliques de météorites rares dans échantillons Chang'e-6

Des scientifiques analysant les échantillons lunaires rapportés par la mission Chang'e-6 de la Chine ont fait une découverte importante en identifiant de rares reliques de météorites. Cette avancée pourrait transformer notre compréhension du transfert de masse dans le Système Solaire.

L'étude, publiée dans le dernier numéro de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, a été dirigée par une équipe de recherche de l'Institut de géochimie de Guangzhou, rattaché à l'Académie chinoise des sciences.

En utilisant des techniques avancées pour examiner la composition minérale et les isotopes de l'oxygène, les chercheurs ont confirmé que les fragments découverts provenaient de chondrites de type CI, connues pour être riches en eau et en matériaux organiques et qui viennent généralement du système solaire extérieur.

Les chondrites CI, extrêmement rares sur Terre, ne représentent pas plus d'un pour cent des météorites recueillies. Contrairement à notre planète, la Lune n'ayant quasiment pas d'atmosphère ni de tectonique des plaques, elle préserve un enregistrement vierge des anciens impacts d'astéroïdes, agissant comme une 'archive naturelle'.

Cette étude suggère que le système Terre-Lune a pu subir davantage de collisions avec des chondrites carbonées que ce qui était précédemment estimé par les scientifiques.

L'une des théories les plus largement acceptées sur l'origine de la Lune stipule qu'elle est née d'une collision colossale. Cette hypothèse, connue sous le nom d'impact géant, postule qu'un protoplanète de la taille de Mars, nommé Théia, a percuté une Terre jeune, projetant des débris dans l'orbite terrestre qui ont ensuite formé la Lune.

Cette découverte révèle non seulement que le matériau extérieur au Système solaire peut migrer vers le Système solaire intérieur, mais elle a aussi d'importantes implications pour l'explication de l'origine de l'eau à la surface lunaire, comme l'a fait remarquer Lin Mang, chercheur au GIG.

Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour les recherches à venir concernant la distribution et l'évolution des ressources en eau lunaires.

Par ailleurs, l'étude a établi des méthodes pour identifier systématiquement des matériaux météoritiques dans des échantillons extraterrestres.

En 2024, la mission Chang'e-6 a marqué un jalon historique en rapportant 1 935,3 grammes d'échantillons de la face cachée de la Lune, ces échantillons ayant été collectés dans le bassin du pôle sud-Aitken, le plus grand, le plus profond et le plus ancien bassin lunaire.

Cette découverte récente souligne l'importance des missions lunaires pour enrichir notre compréhension de l'univers.

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