États-Unis quittent l'OMS un signal d'alarme pour l'Afrique

Publié le févr. 16, 2026.
États-Unis quittent l'OMS un signal d'alarme pour l'Afrique

Le retrait officiel des États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est un événement préoccupant qui soulève des inquiétudes quant à l'avenir de la santé mondiale, en particulier pour les pays africains qui dépendent fortement de l'organisation.

Ce désengagement représente l'un des retraits les plus significatifs dans une tendance plus large d'abandon des engagements multilatéraux observée sous l'administration Trump. En tant que l'un des principaux contributeurs au budget de l'OMS, la sortie des États-Unis pourrait réduire les financements disponibles pour les programmes de santé mondiale, ce qui constitue un coup dur pour l'Afrique.

Les retombées de cette décision vont au-delà des préoccupations financières. Les pays africains, qui bénéficient largement du soutien apporté par l'OMS en termes de financement, d'assistance technique et de gestion des épidémies, risquent de connaître un affaiblissement de leur capacité à répondre aux menaces sanitaires.

Le Dr Oscar Van Heerden, analyste géopolitique, a lié cette situation à une gestion d'entreprise, suggérant que l'administration américaine agit comme une entité en difficulté cherchant à réduire ses coûts. Il a expliqué que la nécessité de diminuer les dépenses s'est traduite par une diminution significative des aides accordées aux économies en développement.

Les conséquences de cette décision sont d'autant plus préoccupantes que, selon le Dr Agbor Ebuta, le retrait des États-Unis pourrait entraîner une réduction des ressources allouées à l'OMS pouvant atteindre 18 pour cent. Cette situation pourrait ainsi gravement compromettre la capacité de l'organisation à mener à bien ses missions en matière de santé.

L'impact pour l'Afrique est particulièrement visible puisque ce continent reçoit environ 1,6 milliard de dollars par le biais des programmes de l'OMS. Ce manque de financement et d'expertise technique augmente la vulnérabilité des populations pour faire face aux crises sanitaires.

Cependant, les experts notent que ce retrait met aussi en lumière des faiblesses structurelles déjà bien ancrées dans les systèmes de santé en Afrique. La région souffre d'un déficit critique en ressources humaines et d'infrastructures de Santé, en plus d'une dépendance excessive à l'égard des financements externes.

Le Dr Ngani a également critiqué la tendance des dirigeants africains à considérer la santé comme une dépense plutôt qu'un investissement. Sans une approche sérieuse de la santé sur le long terme, le continent risque de rester à la merci des aléas des donateurs internationaux.

À une époque où le soutien multilatéral ouest est en déclin, l'Afrique doit face à des choix cruciaux : continuer à rechercher des alliés externes ou investir dans le développement de sa résilience interne. Selon le Dr Van Heerden, l'Afrique a besoin d'adopter une voix unifiée pour avancer contre les défis sanitaires.

Ce contexte difficile pourrait également servir de catalyseur pour l'innovation dans le secteur de la santé sur le continent. En se concentrant sur des solutions locales et en mobilisant les ressources internes, l'Afrique pourrait se préparer à relever les défis futurs avec une nouvelle force.

En conclusion, bien que la situation actuelle soit alarmante, elle peut offrir une opportunité de redéfinir le futur des systèmes de santé en Afrique en encourageant l'auto-suffisance et la coopération régionale.

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