Nouveau comportement des trous noirs révélé par les ondes gravitationnelles

Publié le janv. 17, 2026.
Nouveau comportement des trous noirs révélé par les ondes gravitationnelles

Une étude mondiale récente sur les ondes gravitationnelles, ces "vagues" dans l'espace-temps prédites par Albert Einstein en 1916, a mis au jour de nouvelles informations concernant le comportement des trous noirs.

Plus de 80 chercheurs australiens, au sein d'une équipe mondiale de plus de 600 scientifiques, ont publié des données synthétiques sur l'ensemble du catalogue des observations d'ondes gravitationnelles accumulées depuis 2015.

Les ondes gravitationnelles sont générées par des événements cosmiques violents tels que les collisions et les fusions de trous noirs. Au total, 218 événements ont été enregistrés, dont 161 significatifs, révélant trois types de fusions binaires : celles entre étoiles à neutrons, entre une étoile à neutrons et un trou noir, et entre deux trous noirs.

Les trous noirs représentent des régions de l'espace dotées d'une attraction gravitationnelle si puissante qu'aucune matière, pas même la lumière, ne peut s'en échapper. Cela les rend particulièrement difficiles à détecter avec des télescopes conventionnels.

Christian Adamcewicz, auteur principal de l'Université Monash et du Centre d'Excellence ARC pour la Découverte des Ondes Gravitationnelles, souligne que de nombreux aspects de ces trous noirs et des étoiles qui les forment demeurent mystérieux.

En examinant les 161 fusions observées durant la dernière décennie, Adamcewicz a pu déchiffrer certains comportements des trous noirs en fonction de leur masse.

La plupart des trous noirs observés possèdent des masses inférieures à environ 40 fois celle de notre Soleil, selon les découvertes d'Adamcewicz.

Il a également émis l'hypothèse que les progeniteurs de ces trous noirs massifs, les étoiles que l'on s'attend habituellement à voir se transformer en trous noirs plus lourds, produisent des supernovae si puissantes qu'elles annihilent toute preuve de leur existence.

La nouvelle réduction des observations corroborerait cette hypothèse formulée par les chercheurs.

ASTRONOMIESCIENCES ET TECHNOLOGIES

Lisez ceci ensuite