Zoologistes chinois analysent le vieillissement des singes

Publié le janv. 14, 2026.
Zoologistes chinois analysent le vieillissement des singes

Une étude menée par l'Institut de zoologie de Kunming, affilié à l'Académie chinoise des sciences, a récemment fourni une cartographie approfondie du vieillissement naturel des macaques rhésus. Cette étude a couvert l'ensemble des systèmes organiques majeurs à différents niveaux moléculaires.

Les macaques rhésus, en raison de leurs nombreuses similitudes avec les humains sur les plans physiologique et métabolique, sont des modèles de recherche non humains particulièrement précieux. Leur étude permet de mieux comprendre les processus de vieillissement humains.

Dans une recherche antérieure dirigée par le chercheur Kong Qingpeng, il a été découvert que le vieillissement des macaques rhésus présente des particularités non linéaires. Un point d'accélération significatif a été observé entre l'âge de 16 et 19 ans des macaques, qu'on peut comparer à une tranche d'âge de 48 à 57 ans chez les humains.

Ce changement coïncide avec des moments critiques du vieillissement humain, confirmant l'idée que les macaques constituent un excellent modèle pour étudier les mécanismes du vieillissement.

L'équipe dirigée par Kong a collaboré avec plusieurs chercheurs pour analyser un échantillon de 17 macaques rhésus femelles, âgées de 3 à 27 ans. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de 30 organes majeurs, incluant la peau et des segments variés du tractus digestif, ainsi que des organes associés aux systèmes cardiovasculaire et immunitaire.

Les chercheurs ont procédé à une analyse de données omiques sur trois niveaux différents : la transcriptomique, la protéomique et la métabolomique. Ces études permettent de caractériser et de mesurer des ensembles de molécules biologiques, en se concentrant sur leur influence sur la structure et la fonction des organismes.

Les résultats de cette étude ont montré que le vieillissement chez les macaques rhésus ne se produit pas à un rythme uniforme selon les organes. Douze organes présentent un vieillissement rapide, tels que le thymus et les reins, tandis que onze autres, comme le cerveau et le foie, vieillissent lentement.

L'étude a aussi identifié des caractéristiques moléculaires qui expliquent ces variations dans le vieillissement organique. Dans les organes sujet au vieillissement rapide, il a été observé une diminution significative de l'efficacité de la traduction de l'ARNm en protéines, contrairement aux organes qui vieillissent lentement.

Ce constat suggère qu'une telle baisse d'efficacité de la traduction pourrait représenter un facteur fondamental révélant les différents taux de vieillissement organique, ouvrant ainsi la voie à des cibles potentielles pour de futures interventions liées au vieillissement.

Enfin, les données omiques descendant en trois catégories ont été partagées publiquement comme une ressource précieuse pour les recherches futures sur le vieillissement. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue Nature Methods.

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