L'interface cerveau-ordinateur révèle la réaction du cerveau à l'art

Publié le oct. 27, 2025.
L'interface cerveau-ordinateur révèle la réaction du cerveau à l'art

Des chercheurs de l'Université Tsinghua ont suscité un vif intérêt en présentant un système portable d'interface cerveau-ordinateur, ou BCI, capable de capturer l'activité neuronale des spectateurs lors de performances artistiques en direct. Des photos circulant sur les réseaux sociaux, montrant des étudiants portant des casques ornés d'électrodes argentées pendant une représentation théâtrale, ont alimenté des plaisanteries en ligne évoquant un culte high-tech ou une performance artistique excentrique.

Cependant, la réalité est plus fascinante. Ces casques représentent en fait des éléments essentiels d'un système BCI innovant, conçu pour analyser comment le cerveau répond à l'art en temps réel. L'objectif de cette expérience est de décoder les réponses esthétiques et d'étudier les schémas d'activité cérébrale pendant l'appréciation d'une performance.

Le professeur Gao Xiaorong, directeur du laboratoire d'ingénierie neuronale de l'université, a souligné que cette initiative constitue la première application de la technologie BCI non invasive en Chine dans le cadre de recherches neuroscientifiques durant un événement en direct.

Les résultats de l'étude ont révélé une intensification de l'activité dans les zones cérébrales liées aux émotions et au traitement sensoriel lors de l'engagement artistique. Li Zexuan, chercheur doctorant, a expliqué que les performances en direct avaient tendance à provoquer une résonance cérébrale plus forte, ce qui explique pourquoi elles touchent souvent le public à un niveau plus profond.

En pleine expansion en Chine, la technologie BCI, qui déchiffre les signaux cérébraux pour faciliter la communication entre l'esprit et la machine, trouve une variété d'applications. Ces utilisations englobent des diagnostics médicaux, la surveillance dans des environnements à risque, la réhabilitation motrice et le traitement de troubles tels que la maladie de Parkinson et l'épilepsie.

Une avancée majeure des travaux récents réside dans la capacité à recueillir des données électroencéphalographiques (EEG) d'une qualité comparable à celle des laboratoires, même en situation de performance en direct, selon Gao.

Les casques EEG utilisés par les étudiants sont dotés d'interfaces d'électrodes argentées, permettant de capter les signaux cérébraux, tandis que des enregistreurs de données portables collectent des informations émotionnelles. Ces données sont alors transmises sans fil à un centre d'analyse pour étudier les réponses physiologiques aux expériences artistiques.

L'investigation est guidée par une question fondamentale : comment les performances et le langage corporel influencent-ils nos émotions ainsi que nos états neuronaux ?

Des collaborations avec d'autres universités et organisations artistiques sont actuellement en cours pour explorer l'impact de l'art sur l'état émotionnel des individus. Le professeur Gao a poursuivi en déclarant que l'équipe vise à identifier les patrons neuronaux chez les personnes éprouvant des détresses émotionnelles, telles que l'anxiété, en vue d'apporter des contributions scientifiques à la thérapie émotionnelle.

NEUROSCIENCESART

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