Géants chinois des batteries démentent accusations de travail forcé

Publié le oct. 24, 2025.
Géants chinois des batteries démentent accusations de travail forcé

Les principaux fabricants chinois de batteries pour véhicules électriques, CATL et Gotion High-Tech, ont fermement rejeté les accusations formulées par des législateurs américains portant sur des liens avec le "travail forcé". Ces déclarations font suite à une demande d'inclusion des deux entreprises sur une liste d'interdiction d'importation aux États-Unis.

Un groupe de législateurs républicains américains a, en effet, plaidé pour l'ajout de CATL et Gotion High-Tech sur la "liste des entités" établie par la Loi sur la prévention du travail forcé des Ouïghours (UFLPA). Selon le Wall Street Journal, ils affirment que les chaînes d'approvisionnement de ces entreprises seraient impliquées dans le travail forcé.

Dans une déclaration en ligne, CATL a précisé qu'elle se conforme scrupuleusement à toutes les réglementations américaines. Elle a également rejeté les accusations portées contre elle, affirmant que ses relations commerciales avec certains fournisseurs indiqués dans la lettre du Congrès avaient cessé depuis longtemps.

De son côté, Gotion High-Tech a contesté les allégations de travail forcé en les qualifiant d'infondées et totalement fausses. L'entreprise a souligné son engagement envers le respect des droits de l'homme et la protection des droits des employés.

Dans un communiqué, Gotion a expliqué que sa sélection de partenaires était basée sur des mécanismes d'audit rigoureux et des normes strictes. Ces affirmations réitèrent l'importance que les entreprises accordent à leur réputation face à des allégations graves.

Les autorités chinoises n'ont pas tardé à réagir, déclarant que les accusations de travail forcé au Xinjiang étaient des mensonges destinés à nuire à l'image du pays. Elles affirment que les droits et les intérêts des générations dans cette région sont effectivement protégés.

Depuis l'adoption de la loi UFLPA en décembre 2021, 65 entreprises chinoises de divers secteurs, y compris les batteries, ont été sanctionnées. Ces sanctions touchent également d'autres industries comme le textile, l'habillement et l'agriculture.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié cette loi de "scandaleuse", arguant qu'elle représente une atteinte aux droits de l'homme au XXIe siècle et que les États-Unis cherchent à nuire à l'économie chinoise.

En termes de parts de marché, CATL est resté le leader mondial avec 37,7 % du marché des batteries durant les premiers mois de l'année, tandis que Gotion, avec des liens partiels avec Volkswagen, a atteint la neuvième position mondiale.

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