Ouverture imminente du premier service de stockage de CO2 en Norvège

La Norvège a inauguré le projet Northern Lights, marquant ainsi l'ouverture du premier service commercial au monde dédié au stockage de dioxyde de carbone. Cette initiative vise à lutter contre le changement climatique en offrant une solution pour le transport et le stockage du CO2.
Northern Lights a pour objectif de capter les émissions de CO2 provenant des usines en Europe afin de les injecter dans des réservoirs géologiques sous-marins. Cette démarche est essentielle pour éviter que ces émissions ne s'échappent dans l'atmosphère.
L’inauguration d’un terminal sur l’île d'Oygarden, équipé de douze réservoirs de stockage, représente un jalon important dans cette initiative. Les infrastructures sont conçues pour permettre le transport du CO2 liquéfié par bateau, suivi d'un acheminement via un pipeline de 110 kilomètres vers un site de stockage permanent.
Ce projet, fruit d'une collaboration entre Equinor, Shell et TotalEnergies, prévoit de commencer à enterrer ses premières livraisons de CO2 en 2025. La capacité de stockage initiale est estimée à 1,5 million de tonnes par an, avec une éventuelle augmentation à cinq millions de tonnes si la demande le justifie.
La technologie de capture et de stockage du carbone (CSC), bien que complexe et coûteuse, est soutenue par le GIEC et l'AIE. Elle est considérée comme une solution pour réduire l'empreinte carbone des secteurs industriels difficilement décarbonisables.
Actuellement, la capacité mondiale de capture s'élève à seulement 50,5 millions de tonnes, soit environ 0,1 % des émissions annuelles mondiales. Pour respecter l'objectif de limiter le réchauffement climatique, il serait nécessaire d'éviter au moins un milliard de tonnes d'émissions de CO2 par an d'ici 2030.
Le modèle économique du CSC est encore balbutiant, dépendant fortement des subventions, car les coûts de mise en œuvre excèdent souvent le prix des quotas d'émission de CO2 en Europe. Le soutien public est donc crucial pour le développement de tels projets.
Northern Lights fait partie d'un ambitieux programme de 30 milliards de couronnes norvégiennes, dont l'État a financé une partie significative. Ce projet pourrait transformer la mer du Nord, riche en infrastructures pétrolières et gazières, en un lieu de stockage stratégique des gaz à effet de serre.
D'autres projets de stockage sous-marin émergent en Europe, tels que Greensand, qui débutera bientôt au large des côtes du Danemark. Le projet Longship, qui a initialement prévu plusieurs sites de capture, montre aussi des signes d'adaptation face à la montée des coûts.
Cependant, le projet fait face à des critiques, notamment sur le risque potentiel de fuites et la question du greenwashing. Des voix s'élèvent pour dénoncer l'utilisation de ces technologies par l'industrie pétrolière pour légitimer la poursuite de l'extraction d'énergies fossiles.
Les autorités norvégiennes ont réagi en soulignant la nécessité d'agir contre le changement climatique, affirmant que l'alternative ne peut être de laisser les industries fermer ou ignorer les défis environnementaux.
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